
"Hamingja" est un terme issu des traditions nordiques.
Il désigne une force de chance vivante, qui ne relève pas du hasard mais se cultive au quotidien par l’alignement entre un être, ses actes et sa manière de marcher dans le monde.
C'est la rencontre de plusieurs chemins qui a produit l'étincelle à l'origine de la création d'un tel espace. Notamment ceux de Raphaël et Damien, deux existences, deux approches marchant dans une même direction : celle de l'intimité, de l'interconnexion, de la responsabilité et de l'amour de tout ce qui est.






Gapphat
Raphaël
Hamingja
Raphaël

Je partage ici quelques mots afin de me présenter et de témoigner de mon parcours, que je vois aujourd’hui comme le Chemin, ou El Camino Rojo, comme certaines traditions premières l’appellent. Je suis né dans une jungle. Pas la jungle amazonienne bien sûr, mais une autre : une jungle faite de béton, de codes sociaux à décrypter et parfois de prédation. Cette jungle, c’est la banlieue parisienne, où j’ai grandi. Très jeune déjà, je ressens un appel vers une quête d’essentiel. Je me tourne alors vers la philosophie et entreprends de l’étudier. Mais avec le temps, je ressens que ce qui était pour moi une quête vivante se trouve souvent réduit à une matière scolaire. Je comprends alors que je ne souhaite pas seulement penser le monde, mais le vivre et l’éprouver pleinement. Cet élan me conduit vers l’écologie et vers la recherche d’autres manières d’habiter la Terre. Je prends la route pendant plusieurs années à la rencontre de collectifs alternatifs, d’écolieux et de territoires en résistance, notamment au travers du Wwoofing.
J’y découvre des modes de vie différents et apprends à remettre les mains dans la terre. Pourtant, je remarque rapidement qu’il manque souvent quelque chose d’essentiel. Là où j’espérais trouver davantage d’harmonie, les relations humaines restent parfois marquées par la tension, la lutte ou les blessures. Cette interrogation m’amène alors à revenir aux racines : celles de la relation au vivant. Je découvre les plantes sauvages, les gestes premiers, et j’expérimente une immersion profonde dans la nature en vivant une année en forêt sans utilisation d’énergie fossile, dans une démarche inspirée des modes de vie chasseurs-cueilleurs. Comme sur tout chemin, certaines pierres nous font trébucher. La séparation d’avec ma compagne d’alors provoque un effondrement intérieur. Dans cet espace de vide apparaît une dépression profonde qui m’accompagnait depuis longtemps. Mais c’est aussi dans ce vide que peut naître la rencontre. Un texte non-dualiste, Ellam Onru, l’exprime ainsi : « De même que le goût d’un fruit s’améliore à mesure de sa maturation, de même en va-t-il en toi de la croissance du bien et du déclin du mal. À un certain stade de la maturation de ton mental, le moment viendra où il te faudra rencontrer ton maître ». La perte de ce que je pensais être moi ouvre alors la porte à une rencontre déterminante et à des enseignements qui ont profondément transformé ma manière d’être au monde. Depuis, mon chemin m’a conduit à rencontrer les peuples premiers de Colombie, avec lesquels j’ai eu la chance de tisser un lien. Un lien que je souhaite continuer à honorer et à partager avec celles et ceux qui ressentent l’appel d’explorer cette voie. Je ne cherche ici à convaincre personne. Je partage simplement mon expérience et ma vérité, avec respect pour le chemin de chacun. Au plaisir de vous rencontrer sur le Chemin. Que vous puissiez cheminer dans la Beauté. J’ai dit.
Gapphat
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Je me suis posé de nombreuses fois la question de comment me présenter à vous. Je voulais vous parler de l’histoire qui m’a amené à me retrouver ici, devant ce clavier. Et je voulais surtout de la poésie et de la beauté… Finalement, j'ai fait le choix de vous conter cette histoire, qui pourrait être celle de bien d'autres, comme nos ancêtres auraient pu le faire il y a longtemps...
Damien, que vous entendrez souvent être appelé Gapphat, a grandi dans un village de Picardie.
Déjà tout jeune, il se sentit différent, incompris ou bien inadapté. C’était un enfant très attaché à sa liberté et à son autonomie, qui rejetait souvent toute tentative d’autorité. Il était aussi habité d’une grande sensibilité, mais celle-ci, mal comprise et peu accueillie, devint peu à peu un fardeau trop difficile à porter.
Alors, incompréhension après incompréhension, rejet après rejet, cette sensibilité qui guidait sa soif de liberté se referma sur elle-même jusqu'à disparaître, et le jeune garçon finit par oublier jusqu'à son existence, s’enfermant dans le masque de celui qui veut être accepté coûte que coûte.
Il vécut de nombreuses années ainsi, coupé d’une partie de lui-même. Guidé par ce masque, il chercha loin et longtemps ce qui était en réalité bien caché à l’intérieur. Sa quête le mena des montagnes de Kapisa aux profondeurs des mers, en passant par les lagons d’îles paradisiaques et les forêts d'Amazonie. Il chercha et chercha, enchaînant les expériences de plus en plus intenses, sans jamais se sentir pleinement satisfait. Jusqu’au jour où la Vie décida pour lui qu’il était temps de se mettre au travail. Il ne fallut à cette dernière que quelques heures pour emmener Gapphat dans les plus sombres profondeurs de son être : un espace de peur, où le jeune homme allait débuter un combat susceptible de le mener à une deuxième naissance. Alors, d'un pas trébuchant, il s’élança dans cette longue marche pour se rapprocher de lui-même. Heureusement, de nombreux alliés — des humains, des animaux, et même des territoires — se présentèrent sur ce chemin pour ouvrir des portes et apporter des réponses. Ils lui permirent d’ajuster sa direction, petit à petit, et de se rapprocher du chemin qui est le sien. Gapphat marche et trébuche encore aujourd’hui, mais il avance désormais dans la joie et la beauté (presque tout le temps ;p), sur un chemin de relation qui nourrit l’ensemble de son être. Et il espère, de tout son cœur, réussir à co-créer ensemble cet espace dans lequel il sera possible à tous d’ouvrir de nouvelles portes sur nos chemins.

LOko
Itah


Netsah
Les Animaux
Les animaux qui nous accompagnent, de ce côté du voile comme de l’autre, sont pour nous de véritables partenaires de cheminement.
Loin du rapport insidieux de supériorité qui traverse notre société, nous les reconnaissons comme maîtres de leur propre voie — une voie qui échappe parfois à notre compréhension — et comme de précieux enseignants.
Ils ne nous appartiennent pas.
Nous avons simplement fait le choix de partager la route.
Au fil des rencontres, vous aurez naturellement l’occasion de les découvrir tels qu’ils sont : des membres à part entière du groupe qui influence le quotidien, rythme la vie collective et, lorsque l’on prend le temps de les écouter, se font souvent porteurs de précieux messages.

Othala

Tekuma
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Paddan et Pykpyk
PRception
Navajo france
Memoria viva
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Les AMis
Hamingja n’est pas née uniquement de la rencontre entre Raphaël et Damien.
Elle est aussi le fruit de toutes ces rencontres — dont certaines sont devenues de véritables amitiés — qui ont façonné nos chemins, à la fois individuels et collectifs.
Nous souhaitons vous partager ici quelques-unes de ces rencontres : des projets, mais surtout des êtres humains qui nous ont profondément touchés, guidés et inspirés, et qui continuent aujourd’hui encore d’éclairer notre marche.


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